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Le ministère de la Défense précise ce qu'il considérerait comme une première attaque

  • 13-10-2022
  • La Rédaction
Le ministère de la Défense précise ce qu'il considérerait comme une première attaque
Deux drones chinois chassés de l’espace aérien de Kinmen après la visite de Nancy Pelosi à Taipei (Image : ministère de la Défense / CNA)

Le ministre de la Défense taïwanais a récemment déclaré qu'une incursion aérienne sur le territoire national taïwanais serait considérée par l'armée taïwanaise comme une « première attaque ».

Le ministre de la Défense Chiu Kui-cheng (邱國正) a précisé mardi qu'auparavant, une frappe aérienne ou une frappe d'artillerie aurait été considérée comme une première attaque mais qu'avec le changement de la situation avec la Chine, les incursions de drones « pour un oui ou pour un non » sur le territoire taïwanais étaient venus perturber l'armée taïwanaise.

Dans une conférence de presse organisée aujourd'hui, un représentant du ministère de la Défense, Lin Wen-huang (林文皇), a déclaré que lorsqu'un pays était attaqué, ce dernier pouvait contre-attaquer par des actions d'auto-défense, sur la base de la souveraineté absolue sur son territoire.

Lin Wen-huang a ajouté qu'il n'existait pas de définition normative de « première attaque » ou de « première frappe » dans le droit international et que Taïwan répondrait à une incursion aérienne chinoise, à quelque moment que ce soit, par des signaux et des avertissements radio mais que si l'appareil chinois persistait à mener son incursion et venait à entrer sur le territoire aérien de Taïwan ou de ses îles périphériques, l'armée considérerait cette incursion comme une « première attaque agressive ».

Le communiqué de presse indique que l'armée taïwanaise exerce son droit à l'autodéfense conformément au droit, et surveille de près toutes les intentions ennemies. Le document précise que les îles périphériques de Taïwan sont protégées par des espaces aériens et terrestres délimités et interdits d'accès, en accord avec la réglementation gouvernant les relations entre les populations de la zone de Taïwan et de la Chine continentale, adoptée en 1992.

Le ministère indique que l'armée taïwanaise défendra Taïwan des incursions de drones dans cet espace protégé au moyen de brouilleurs de drones ou d'armes de petit calibre.

Enfin, le communiqué rappelle la position de l'armée taïwanaise, qui est de ne pas chercher la guerre mais de ne pas non plus reculer en cas de guerre.

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