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De nouveaux produits aquacoles taïwanais interdits en Chine

  • 09-12-2022
  • La Rédaction
De nouveaux produits aquacoles taïwanais interdits en Chine
Le marché chinois se ferme aux poissons taïwanais (Photo CNA)

La commission ministérielle de l’Agriculture a confirmé hier soir que sur la centaine d’entreprises taïwanaises ayant demandé d’exporter leurs produits aquacoles vers la Chine, une seule s’est vue autorisée à faire entrer ses produits sur le marché chinois. Ces données ont été obtenues via le site de la douane chinoise. L’importation chinoise est interdite pour les autres entreprises.

Chen Chi-chung (陳吉仲), le président de la commission ministérielle de l’Agriculture, a indiqué ce matin que d’après une première évaluation, les produits concernés sont essentiellement les calmars, les poissons Eleutheronema tetradactylum et les bonites à ventre rayé. Les autorités taïwanaises ont réagi aujourd’hui immédiatement en s’engageant à protéger les droits des fermiers, comme l’a indiqué la présidente de la République Tsai Ing-wen (蔡英文) : « Une telle pratique n’aide en rien à la normalisation des échanges commerciaux interdétroit. En plus d’exprimer notre préoccupation, le gouvernement a engagé les mesures nécessaires dès les premiers instants et il invite les différents organismes concernés à continuer à communiquer afin d’éclaircir les raisons. Le gouvernement s’engage à assister les pêcheurs afin de garantir leurs revenus et leurs droits. »

Selon le président de la commission ministérielle de l’agriculture, depuis avril 2021, la Chine a exigé aux entreprises étrangères de s’enregistrer et seules les entreprises autorisées peuvent exporter vers la Chine. De nombreux pays avaient déjà indiqué que cette exigence n’était pas conforme aux normes de l’OMC. Même si ces mesures ne visent pas exclusivement Taïwan, la Chine exigeait des entreprises taïwanaises de finaliser cette procédure d’enregistrement avant le mois d’août de cette année alors que la date butoir pour les autres pays est fixée au mois de juin 2023. Selon Chen Chi-chung, cet incident est considéré comme une barrière commerciale administrative créée par la Chine, ce qui est différent de l'interdiction précédente de mérous ou d’ananas taïwanais.

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