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Le Japon prévoit de rejeter de l'eau radioactive dans l'océan cette année

  • 16-01-2023
  • La Rédaction
Le Japon prévoit de rejeter de l'eau radioactive dans l'océan cette année
Opposition au rejet des eaux radioactives de Fukushima, au Japon, en août 2022 (photo : CNA)

Plus d’un million de tonnes d’eau contaminée par la centrale nucléaire de Fukushima pourront être rejetées dans l’océan, a récemment annoncé le secrétaire général du Cabinet japonais Matsuno Hirokazu. Selon l’Agence internationale d’énergie atomique (IAEA), après traitement, les niveaux de la plupart des particules radioactives sont conformes aux standards internationaux. Depuis le début du projet de déversement des eaux de la centrale, les pays voisins et les pêcheurs n’ont cessé d’exprimer leurs inquiétudes. Selon Matsuno Hirokazu, le gouvernement doit attendre un rapport complet de surveillance de l’ONU, avant de déverser les eaux au printemps ou en été.

L’accident de Fukushima, dû à un tsunami suivant un tremblement de terre de magnitude 9,0 le 11 mars 2011, était le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl, avec trois réacteurs inondés ; le démantèlement pourrait prendre quarante ans.

La centrale produit 100 mètres cube d’eau contaminée par jour, en mélange d’eau souterraine, d’eau salée et d’eau utilisée pour refroidir les réacteurs. Cette eau est ensuite filtrée et stockée dans des réservoirs. Cependant, avec 1,3 million de m3, l’espace vient à manquer.

La plupart des isotopes radioactifs sont filtrés, mais le niveau de tritium reste supérieur aux standards nationaux, selon Tepco (Tokyo Electric Power Company), la société opératrice de la centrale. Les experts affirment que le tritium est difficile à extraire, mais qu’il est seulement nocif pour les humains en grandes quantités. Tepco assure vouloir mener un projet pour diluer le tritium.

Le forum des Îles Pacifiques a critiqué un manque de transparence nippon, le non-respect de ses engagements et l’absence de résultats vérifiables d’études scientifiques indépendantes.

Les radiations nucléaires avaient mené à la mise en place d’une zone d’exclusion, toujours en place à ce jour, forçant 150 000 personnes à déménager.

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