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Taïwan prévoit d’amender le Code civil pour interdire les châtiments corporels sur les enfants

  • 22-03-2023
  • La Rédaction
Taïwan prévoit d’amender le Code civil pour interdire les châtiments corporels sur les enfants
Photo d'illustration de châtiment corporel (Photo internet)

Ces dernières années, le Japon et la Corée du Sud ont amendé leurs lois pour interdire tout châtiment corporel vis-à-vis des enfants. A Taïwan, le ministère de la Justice a publié récemment son projet d’amendement du Code civil qui octroie aux parents jusqu’à aujourd’hui le droit de punir leurs enfants dans la mesure nécessaire. Le ministère de la Santé entend également amender la loi sur les droits des enfants afin de faire interdire toute forme de violence.

Le ministère de la Justice justifie la nécessité d’amender le Code Civil par le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant qui interdit tout acte de violence physique ou psychologique envers les enfants. Actuellement, l’article 1084 du Code civil prévoit que les parents ont le droit et le devoir de protéger et d'éduquer leurs enfants mineurs, mais l’article 1085 ajoute que les parents (ou tuteurs légaux) peuvent recourir aux punitions nécessaires dans la mesure nécessaire.

Selon le projet d’amendement du Code civil, l’article 1085 prévoit que les parents doivent tenir compte de l'âge et du niveau de développement de l’enfant, respecter sa personnalité et s'abstenir de toute violence physique ou mentale contre leur enfant dans la protection et l’éducation des enfants mineurs.

La Fondation Taiwan Fund for Children and Families a récemment publié un sondage conduit auprès des jeunes de 9 à 18 ans au sujet du châtiment corporel. Le résultat dévoile que ce sont les écoliers, soit 18% des cas, qui sont les plus sujets aux punitions corporelles. Dans 34% des cas, il s’agit de punitions imposant aux enfants de rester un certain temps dans une même position en silence et sans bouger, comme rester au coin, ou bien rester accroupis ou mi-accroupis. Dans 28% des cas de châtiment corporel, l'enfant est frappé avec une ceinture, un bâton ou même un instrument comme un cintre. Le rapport de la Fondation montre que plus de 30% des enfants punis déclarent ne pas savoir la raison exacte de leur sanction. Le sondage dévoile également que 46% des jeunes se montrent moins enclins à communiquer avec leurs parents s'ils sont punis physiquement. 40% d'entre eux se disent même mal à l’aise pour avoir des contacts proches avec leurs parents. Dans 70% des cas, les enfants subissant des châtiments corporels estiment perdre confiance en eux en raison de ce genre de punitions quand 40% développent en conséquence un comportement violent.

 

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